Guy LachapelleGuy Lachapelle

Recherches – Domaines de spécialisation

   Science politique
        Politique publique et administration publique
                     Opinion publique
Analyse de politique

Implantation du Secrétariat de l'AISP à Montréal
(2000-20…)

L'Association internationale de science politique (AISP) est une organisation internationale scientifique sans but lucratif fondée en 1949 sous les auspices de l'UNESCO. Elle compte plus de 3000 membres individuels et 50 associations nationales et régionales. L'objectif de Guy Lachapelle est de promouvoir le développement de la science politique. À titre de Secrétaire général actuel de l'Association, il a négocié avec l'Université Concordia, Montréal International, la Ville de Montréal et les différents paliers de gouvernements pour établir de façon permanente le Secrétariat à Montréal. Cette initiative de sa part fut un travail de longue haleine. Ainsi, l'AISP pourra donc continuer d'œuvrer au sein de la communauté universitaire québécoise et internationale et organiser la tenue de colloques et de congrès internationaux.

L'impact de la mondialisation sur les entités
sub-étatiques (2000-2005)

Au cours des cinq dernières années, Guy Lachapelle s'est particulièrement intéressé aux enjeux liés à la mondialisation en analysant de manière plus spécifique les politiques adoptées par les entités sub-étatiques (régions, provinces, nations) afin de répondre aux défis de la mondialisation. Quatre livres ont été publiés autour de ce thème ; deux en anglais, un en espagnol et un en français. Ces ouvrages ont été publié dans des collections prestigieuses : un dans la série Routledge (Londres) dirigé par Sean Loughlin et l'autre par le Fondation Pl i Sunyer (Barcelone). De plus, des articles dans des revues scientifiques internationales ont accompagné ses réflexions. Les réactions face à ces ouvrages démontrent qu'il a contribué au développement de ce champ de recherche tout en offrant une perspective comparée.

L'Américanité du Québec
(1995-2010)

En 1995, Guy Lachapelle a mis sur pied le Groupe de recherche sur l'Américanité (GRAM) en collaboration avec l'INRS-Culture et Societé (Frédéric Lesemann), le département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal (Donald Cuccioletta, Albert Desbiens) et l'Université de Plattsburg (Richard Beach, Jeanne Kisner, Lise Héroux et James Csipack). Ce groupe de recherche a mené une enquête sur l'américanité en 1997 et en 2007, auprès de plus de 2,000 répondants québécois. Les résultats de cette enquête ont alimenté non seulement les débats publics mais ont permis à bon nombre de chercheurs de se questionner au sujet des identités nationale, territoriale et continentale des Québécois. Les recherches, comme l'indiquait Yvan Lamonde (McGill), sont demeurées incontournables et furent abondamment citées par tous ceux qui s'intéressent autant aux dimensions culturelles, économiques et politiques de l'appartenance nord-américaine. En 2007, Guy Lachapelle a reçu une subvention de recherche du CRSH pour poursuivre ces travaux.

Opinion publique et politiques publiques –
la théorie du dépistage

Le deuxième grand champ d'expertise de Guy Lachapelle s'inscrit dans ses recherches portant sur l'opinion publique et plus particulièrement sur son impact sur les politiques publiques. Son ouvrage sur Claude Ryan et la violence du pouvoir s'intéresse plus particulièrement à la relation entre médias et pouvoir en période de crise. Il a également exploré les attitudes des citoyens lors de crises politiques majeures, en particulier lors de la Conscription (1942), la Guerre du Golfe (1992) et la Guerre en Irak (2003). La somme des ces contributions lui a permis de développer une théorie originale – la théorie de dépistage – que l'auteur américain David Swanson, le spécialiste des études en communication politique, a qualifié de « premier effort remarquable d'intégrer dans un modèle explicatif à la fois les théories liées au comportement électoral, à l'impact des médias et à l'étude de l'opinion publique ».

Réglementation des sondages au Canada
(1990-1993)

L'une des contributions marquantes de Guy Lachapelle fut sa collaboration à la Commission Lortie sur le financement des partis politiques au Canada. Il a alors reçu le mandat de préparer une étude comparative sur l'impact des sondages durant et suite aux périodes électorales, et de proposer certaines avenues visant à réglementer la diffusion des enquêtes d'opinion en campagne électorale. Sa proposition d'établir une interdiction de publication de nouveaux sondages au cours des 72 heures précédant l'élection (ou communément appelé « black-out ») a donné lieu à des débats académiques dans tous les cercles universitaires au Canada. Cette proposition fut retenue dans le rapport final de la Commission et fut inscrite dans la Loi électorale canadienne. Suite à diverses poursuites judiciaires, et au jugement de la Cour suprême du Canada Thompson Newspapers, l'idée même du « black-out » et de l'idée que les citoyens possèdent un « droit de réplique » sont désormais inscrits dans la jurisprudence canadienne.

L'analyse comparée des politiques provinciales
et le déséquilibre fiscal (1986-1995)

Le sujet de thèse de Guy Lachapelle a porté sur la croissance et la décroissance des dépenses des provinces canadiennes en matière de santé, de services sociaux et d'éducation. L'hypothèse centrale de cette thèse était de modéliser les effets des variables économiques et politiques sur le développement de l'État-providence dans les dix provinces canadiennes, tout en offrant une nouvelle méthodologie afin d'évaluer s'il y avait convergence/divergence dans les choix des gouvernements. Par cette étude et les différents articles et chapitres de livre sur la politique provinciale comparée, il a contribué au développement de la recherche comparative interprovinciale. De plus, comme l'a reconnu Gilbert Charland de l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), ses travaux ont contribué au débat public autour de l'enjeu du déséquilibre/équilibre fiscal au Canada. Les données de sa thèse ont également été utiles au développement de la banque de données du Groupe de recherche sur les politiques publiques de l'Université Laval.